EPED, Église protestante évangélique du Drac à Grenoble

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Petit journal juin 2011

Peur du Saint-Esprit ?

Vivre constamment par la puissance de l’Esprit Saint doit être merveilleux. Jésus a affirmé à ses disciples qu’il était mieux pour eux qu’il s’en aille et qu’il leur envoie l’Esprit Saint : « Cependant, je vous dis la vérité : il est avantageux pour vous que je parte, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai. » Jean 16.7 !

Le 12 juin, au culte de la Pentecôte, nous parlerons du commandement biblique « Soyez remplis du Saint-Esprit ». Cette parole peut-elle nous laisser indifférent ? Nous donne-t-elle envie ? Nous fait-elle un peu peur ?

Je suis convaincu que Dieu ne demande rien de plus que de pouvoir nous remplir de son Esprit. « Demandez, et l’on vous donnera » (Luc 11.8). Cette promesse n’est-elle pas donnée en lien avec l’Esprit ?

Peut-être attend-il que nous ayons suffisamment soif de vivre comme Jésus, ou que nous soyons suffisamment déçus des fruits de nos propres efforts, ou que nous surmontions suffisamment notre peur de lui pour lui faire confiance.

Dans tous les cas de figure, nous ne sommes pas assez riches, ni assez forts, ni assez intelligents ni assez bons pour pouvoir nous passer de la force de l’Esprit Saint ! Nous en avons un besoin criant.

Demandez, vous recevrez. Promis !

Les responsables

 

Mais pourquoi donc les camps de Champfleuri ont-ils un tel succès ??

« ah ouais super on va bientôt aller à Champfleu », « Allez, on est à j-7 », mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec Champfleuri ??

Après une rapide enquête, voici les conclusions !

Dans la catégorie meilleurs moments au cours de l’année (hors vacances d’été), la palme d’or est décernée par notre jury 13/18 ans au camp qui se déroule pendant les vacances de Pâques à Champfleuri.

On y pratique des ateliers de danse, chant, théâtre et musique et le rythme est intense ; les mots clefs : communion, délires, harmonie, sentir la présence de Dieu, joie ; le but ? Un spectacle d’évangélisation digne des plus grandes comédies musicales et qui a eu lieu au centre St Marc et à Loriol devant un parterre de fans ébahis !

Cette année, faisaient partie du casting : Déborah (une fidèle depuis plusieurs année), Noémie, Acsa, Anaïs, Soélie, Marianne et Valentin.

Les journées sont remplies de 8.00 à 22.30 et alternent entre moments spirituels (cette année on a abordé les paraboles qui constituaient la base du spectacle), ateliers (minimum 4 heures par jour), activités sportives…et au milieu de tout cela un peu de temps pour manger, papoter, ranger, se doucher….et dormir ?!

D’après ce que j’ai cru entendre, l’ambiance est évidemment super ! Le fait de pouvoir partager sa foi, de se retrouver avec d’autres chrétiens, et de préparer un beau spectacle donne lieu à de vrais moments forts en émotions, en trac, et en épuisement  physique. Heureusement l’équipe encadrante est là et sa bienveillance est un réel soutien pour gérer tout ce que vivent les corps et les esprit..

Un seul regret : que ça s’arrête ! Car l’après n’est pas toujours facile à appréhender, le retour à la normale n’est pas forcément évident quand on a eu une semaine riche en émotions ; comment partager tout cela avec ses copains au collège ou au lycée, eux qui ne comprennent pas toujours notre engouement….pas facile comme exercice !

Allez, plus qu’une année pour attendre la prochaine édition !

 

Champfleuri toujours… Hommes 2011 !

24h chrono pour devenir l’homme parfait ! C’était trop tentant ! Nous étions plus de 120 …

La société moderne est-elle à l’origine du déclin de la masculinité ? Pas vraiment, si on se réfère au triste exemple d’Adam qui enfreint la loi en mangeant le fruit, et qui aussitôt après se défile sur sa femme. Certes le modèle du héros guerrier est un peu dépassé, mais la société n’est pas la cause de tous les maux : c’est bien le cœur de l’homme qu’il faut changer.

Jésus a accompli la loi, il a accepté le blâme du Père, il s’est donné entièrement pour les siens. Une série d’ateliers a permis d’approfondir (trop rapidement) quelques aspects plus pratiques de cette vérité. « Ne nous sculptons pas nous-mêmes en hommes parfaits » avons-nous reçu avant de repartir dans nos foyers, mais laissons-nous transformer par la Grâce. L’amour du Christ à notre égard viendra alors nourrir l’amour que nous avons pour nos proches.

Nicolas

 

 

MFD 

En tournée MISSIONNAIRE, Marie-Françoise raconte ...

Missionnaire au Tchad depuis janvier 1998, Marie-Françoise sera en visite chez nous le 17 Juin.

Son travail principal se fait au Centre de Culture Evangélique où elle est responsable des formations (pratique type bureautique, maintenance logiciel… et bibliques). Un autre aspect de son travail est la tournée missionnaire qu'elle réalise en ce moment en France. C'est sur cet aspect qu'elle répond à nos questions.

Peux-tu nous dire quels sont les objectifs d'une tournée missionnaire ?

Une tournée missionnaire répond au principe missiologique suivi par l’apôtre Paul qui était envoyé par l’Eglise d’Antioche et revenait périodiquement dans son église d’envoi pour y faire le rapport de ce que Dieu avait accompli sur le champ missionnaire. La différence avec Eveline Félix, Natalie Metz et moi-même qui sommes toutes trois au Tchad, c’est que nous sommes envoyées par l’ASMAF qui est le bras missionnaire de toutes les Communautés et Assemblées Evangéliques de France (CAEF) dont l’Eglise du Drac fait partie, plutôt que par une seule Eglise, qui reste cependant notre base. Ainsi, quand nous revenons, nous avons un compte-rendu à faire de la façon dont l’œuvre de Dieu avance et de ses défis dans l’ensemble des CAEF. Et c’est la Commission Tchad de l’ASMAF qui planifie notre programme de visite avant notre retour en France.

Ainsi, nos visites viennent en complément des nouvelles que nous envoyons de loin et permettent de garder le contact et l’intérêt des Eglises visitées pour le champ missionnaire. Beaucoup disent que les courriers ne suffisent pas, il faut notre présence. En outre, les images avec explications et l’aspect intéractif des séances de présentation de notre travail permet à ceux (c'est-à-dire la plupart) qui n’ont jamais eu l’occasion de venir nous voir sur place, de mieux comprendre ce que nous faisons et le contexte dans lequel nous évoluons. La compréhension et le contact ravivent la motivation à la prière de ceux qui restent. Cet aspect est prépondérant dans la mesure où on ne peut pas voir le travail progresser si Dieu n’agit pas. Et la prière est le levier du bras de Dieu.

On ne peut pas occulter l’aspect financier de ces tournées. Si la mission nous demande de tourner dans les Eglises, c’est aussi pour susciter, entretenir ou raviver l’intérêt pour la mission. La prière en est le premier résultat et les dons en sont le second. Car la mission n’a pas d’autres revenus que les dons qu’elle reçoit. Nous avons cependant le privilège avec l’ASMAF d’être envoyées sur la base d’un fond commun issu des dons de l’ensemble des CAEF. Ainsi la pression de cet aspect repose davantage sur les épaules de l’organisation que sur nous-mêmes.

Quel est ton planning ?

Cette année j’ai commencé ma tournée par l’Ouest : Angers et Laval. A Laval se trouve entre autres, un jeune chrétien qui est venu en stage pour 8 mois au Tchad et qui a laissé un très bon témoignage.

Maintenant je tourne en Alsace, surtout autour de Strasbourg car il y a là tout un réseau d’Eglises historiquement attachées à l’ASMAF puisque les premiers missionnaires sont partis de cette région et que le comité de la mission y a son siège depuis le début de son existence.

Du 13 au 17 Juin se tiendra un congrès international des frères sur la mission auquel j’ai été vivement encouragée de participer, et qui peut me donner certaines orientations pour mon travail au vu des expériences sous d’autres horizons. J’écourterai cependant ce temps pour être à Grenoble le 16 Juin au soir et parmi vous le 17 au soir. Le 18 je me rendrai à Montpellier pour un week-end spécial mission, après une réunion avec la commission Tchad le matin. Puis je reviendrai finir à Grenoble et remonterai sur Lyon le 23 où je suis attendue pour une intervention le soir.

Au fil de tes rencontres, quel est ton ressenti ?

Dans cette région d’Alsace, je suis impressionnée par la fidélité avec laquelle certaines personnes s’intéressent à la mission depuis des dizaines d’années sans avoir vu le champ missionnaire de leurs propres yeux. Dans l’Ouest, l’élan est plutôt nouveau. Je rencontre des responsables qui veulent sensibiliser leurs membres sur cet aspect incontournable de la vie chrétienne.

Et en ton absence, comment ça se passe au Tchad ?

Cela me fait toujours un pincement au cœur quand je dois m’arracher du travail au Tchad pour rentrer parce que je laisse un surcroit de travail à mes collaborateurs tchadiens, et je cours le risque que certaines parties tombent et qu’il faudra les remettre en route à mon arrivée : un élan brisé n’est pas toujours facile à re-susciter. Globalement, mon travail principal est de former des Tchadiens pour qu’ils puissent me remplacer. Il y a donc des domaines qui sont maitrisés depuis longtemps sans moi (les cours de bureautique par exemple) mais ce sont les nouvelles initiatives qui sont ralenties (les cours de maintenance, les projets futurs), et aussi celles qui demandent beaucoup de personnes (les études bibliques par niveau à l’Eglise « La Bonne Nouvelle »), enfin une partie de l’accompagnement individuel des jeunes encadrés au Centre de Culture Evangélique.

 

 



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